martes, 15 de enero de 2013


Je venais juste de manger une madeleine au chocolat quand j’ai décidé de prendre le réglisse que m’avais apporté Philippe de chez son frère. Du bâton de réglisse. J’adorais le promener dans ma bouche et savourer le goût de mon enfance, et de celle de ma sœur, qui était devenue réglisse-dépendante.  J’ai allumé les minuscules ampoules de Noël, qui étaient restées depuis deux ans et qui conféraient à la chambre un air de rêve de fées qui me faisait sentir comme chez moi et en même temps très loin, là où les fleurs poussent dans les murs et les sourires ne sont pas en plastique.
J’avais besoin d’un verre de fantaisie liquide, d’une paire d’ailes de papillon et que quelqu’un me brosse les cheveux pour après les couper avec un ciseau rouillé.






(Tengo una exposición oral en francés y necesitaba practicar con el idioma. Estoy igual de oxidada que las tijeras.)


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