Je venais juste de manger une madeleine au
chocolat quand j’ai décidé de prendre le réglisse que m’avais apporté Philippe
de chez son frère. Du bâton de réglisse. J’adorais le promener dans ma bouche
et savourer le goût de mon enfance, et de celle de ma sœur, qui était devenue réglisse-dépendante.
J’ai allumé les minuscules ampoules de
Noël, qui étaient restées depuis deux ans et qui conféraient à la chambre un
air de rêve de fées qui me faisait sentir comme chez moi et en même temps très
loin, là où les fleurs poussent dans les murs et les sourires ne sont pas en
plastique.
J’avais besoin d’un verre de fantaisie liquide, d’une
paire d’ailes de papillon et que quelqu’un me brosse les cheveux pour après les
couper avec un ciseau rouillé.
(Tengo una exposición oral en francés y necesitaba practicar con el idioma. Estoy igual de oxidada que las tijeras.)

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